
La place du Martroi
- C’est la place centrale d’Orléans, vaste esplanade qui a toujours servi de lieu de rassemblement, de marché et de fêtes civiques.
- Depuis 1855, elle est dominée par la statue équestre de Jeanne d’Arc, réalisée par Denis Foyatier. Au début du XXᵉ siècle, cette statue jouait un rôle important dans l’identité de la ville et dans les cérémonies commémoratives liées à la Pucelle.
- La place était aussi le point de convergence des grandes artères modernes percées au XIXᵉ siècle dans le cadre d’une volonté d’urbanisme « haussmannien ». Elle avait donc un aspect relativement ordonné, avec de larges trottoirs, des immeubles à façades régulières et de nombreux cafés, hôtels et commerces.
- C’était un lieu animé, traversé par les tramways électriques, mis en service dès 1899 à Orléans, qui faisaient de la place un véritable carrefour urbain.
La rue de la République
- Percée entre 1860 et 1870, elle reliait directement la gare d’Orléans au centre-ville (place du Martroi).
- Large, rectiligne et bordée d’immeubles de style haussmannien, elle symbolisait la modernité de la ville à l’époque.
- Au début du XXᵉ siècle, elle était l’une des principales artères commerçantes : grands magasins, boutiques élégantes, banques et cafés y prospéraient. Elle accueillait également la circulation des tramways.
- Pour les voyageurs arrivant en train, la rue de la République était la « porte d’entrée » d’Orléans, donnant immédiatement accès à son centre monumental et commerçant.

a rue Jeanne d’Arc
- Percée à la fin du XVIIᵉ siècle (sous l’impulsion de l’intendant Colbert de Croissy, dès 1676), cette artère monumentale fut conçue pour relier la cathédrale Sainte-Croix à la place du Martroi.
- Au début du XXᵉ siècle, elle conservait ce caractère de perspective majestueuse, bordée d’immeubles alignés et relativement homogènes, qui mettaient en valeur la façade de la cathédrale.
- Elle était l’une des artères les plus prestigieuses de la ville, marquée par ses commerces élégants et sa fréquentation bourgeoise.
- Elle avait également une dimension symbolique : son nom, officialisé au XIXᵉ siècle, rappelait le rôle de Jeanne d’Arc lors du siège de 1429. Elle constituait donc une véritable « voie triomphale » lors des processions et fêtes johanniques.
La cathédrale Sainte-Croix
- De style gothique tardif, elle avait connu une reconstruction longue et complexe après les destructions des guerres de Religion. Achevée au XIXᵉ siècle, elle présentait au début du XXᵉ siècle son aspect actuel : façade monumentale à deux hautes tours encadrant une rosace, vastes nefs et décor néogothique.
- C’était le cœur spirituel de la ville, lieu des grandes célébrations religieuses, mais aussi un repère visuel dominant l’horizon orléanais.
- Au plan symbolique, la cathédrale était étroitement associée à Jeanne d’Arc, qui y assista à une messe le 2 mai 1429 après la levée du siège. Cet épisode était rappelé et commémoré lors des fêtes johanniques annuelles.